Stage et réseautage ne font pas forcément bon ménage !

On sait la difficulté pour un étudiant à trouver un stage qui plus est depuis que la gratification, pour tout stage d’une durée désormais supérieure à deux mois consécutifs (loi n°2009-1437 du 24 nov. 2009), est passée de 398,13 € à 417,09 €…

Il est donc tentant pour l’étudiant, qui le peut, de faire fonctionner le réseau, autrement dit de « réseauter ». Toutefois, si l’activation du réseau peut être un avantage certain, encore faut-il qu’une discrimination ne soit pas révélée. C’est ce que souligne, opportunément, la Halde dans sa Délibération n°2009­355 du 26 octobre 2009.

Délibérant suite à sa saisine par une déléguée syndicale d’une entreprise, le Collège de la haute autorité rappelle  que la priorité accordée aux enfants du personnel pour l’accès à un stage ou un emploi temporaire (job d’été) caractérise une discrimination fondée sur la situation de famille. Une telle pratique caractérise ainsi une rupture de l’égalité des chances, une différence de traitement prohibée par les dispositions de l’article L. 1132-1 et suivant du Code du travail mais également par celles des articles 225-1 et 2 du Code pénal. En définitive, si du point de vue du stagiaire ou du demandeur d’emploi le réseautage peut s’avérer une bonne pratique, du point de vue de l’entreprise, il en va bien différemment.